Ce mois de février 2026 nous met à rude épreuve. Entre la pluie qui ne cesse de tomber, nos terrains gorgés d’eau (voire complètement inondés pour certains d’entre nous) et les tempêtes qui s’enchaînent, la gestion de la basse-cour demande beaucoup d’énergie. Il est tout à fait normal de se sentir un peu découragé en devant chausser les bottes dans la gadoue tous les matins.
Pourtant, nos volailles ont plus que jamais besoin de nous ! Pour elles, le vrai danger n’est pas tant le froid, mais bien ce mélange redoutable de froid et d’humidité.
Des solutions toutes simples pour soulager vos volailles.
Voici un petit récapitulatif des points à surveiller, suivi … et vous faciliter la vie au quotidien.
On ne peut malheureusement pas commander le soleil, mais on peut grandement limiter les dégâts avec quelques gestes ciblés. Poulailler inondé, comment garder ses poules au sec face à l’humidité ?
Les petits maux de l’humidité : ce qu’il faut surveiller
L’eau stagnante et la boue sont malheureusement des nids à bactéries. Sans céder à la panique, voici les quatre points d’attention lors de votre petite tournée matinale :
- La Coccidiose (Notre vigilance n°1) : Ces parasites intestinaux se développent très vite dans une litière humide et réchauffée.
- Le petit signal d’alarme : Une poule qui reste prostrée en boule, le plumage ébouriffé, des diarrhées (parfois sanguinolentes) ou un amaigrissement soudain.
- Le Coryza (« Le rhume des poules ») : L’air saturé d’humidité fatigue grandement leurs voies respiratoires.
- Le petit signal d’alarme : Des éternuements réguliers, des petits râles, un nez qui coule ou des yeux un peu gonflés et larmoyants.
- Les soucis de pattes (Gale de boue et Pododermatite) : À force de patauger, la peau de leurs pattes se ramollit et devient vulnérable.
- Le petit signal d’alarme : Une poule qui boite, un coussinet enflé, ou l’apparition d’une petite croûte noire (un « clou ») sous la patte.
- Les Vers parasitaires : Les œufs de vers adorent la boue. Le risque vient souvent du fait que nos poules préfèrent parfois boire dans les flaques sales plutôt que dans leur bel abreuvoir propre !
Opération « Pattes au sec » : Nos solutions Système D
Le poulailler un dernier refuge :
Si le parcours est un champ de bataille, l’intérieur du poulailler doit être leur havre de paix.
- La technique de la litière accumulée (Pour vous ménager !) : Ne vous épuisez pas à tout nettoyer chaque jour. Ajoutez plutôt, de façon régulière, une bonne couche de paille sèche ou de copeaux de bois par-dessus l’ancienne. Cela crée un matelas isolant et garde leurs pattes bien au sec.
- Ventiler sans refroidir : C’est un réflexe naturel de vouloir tout calfeutrer, mais c’est une erreur. L’air humide de leur respiration doit pouvoir s’échapper ! Assurez-vous que les aérations hautes soient dégagées pour évacuer l’ammoniac, tout en évitant les courants d’air au niveau du sol.
- Le miracle de la cendre : Si vous avez une cheminée, saupoudrez un peu de cendre de bois froide sous la paille ou dans leur bac à poussière (s’il est à l’abri). C’est magique pour assécher et chasser les parasites.
Le parcours : des solutions contre la gadoue
– Créer des « îlots de sauvetage » : Si le sol est une mare de boue, n’hésitez pas à poser quelques palettes, des briques ou des bûches. Vos poules seront ravies de s’y percher pour échapper à l’eau.
– Pailler l’entrée stratégique : La zone située juste devant la trappe est toujours la pire. N’hésitez pas à y étaler une couche bien épaisse de broyat de bois (BRF), de graviers ou de sable grossier. Cela – drainera l’eau et nettoiera un peu leurs pattes avant d’entrer. Voir comment drainer.
– Le parapluie improvisé : Une simple bâche tendue au-dessus d’un petit coin du parcours fera des merveilles. Cela leur offrira une zone de « grattage » au sec pour passer le temps.
Enfin, Le menu « Coup de fouet » pour l’immunité
C’est le moment de les chouchouter un peu pour booster leurs défenses naturelles :
L’infusion Ail & Thym : Glissez une gousse d’ail écrasée et une branche de thym frais dans leur eau de boisson (à changer quotidiennement). C’est un duo imbattable, à la fois antiseptique et vermifuge naturel.
Le Vinaigre de cidre : Ajoutez une cuillère à soupe de vinaigre de cidre (non pasteurisé si possible) par litre d’eau, 2 à 3 fois par semaine. Cela purifie le tube digestif et aide à prévenir la coccidiose.
Du grain bien au sec : C’est primordial. Les moisissures liées à l’humidité sont toxiques. Distribuez toujours la nourriture à l’intérieur ou sous un abri parfaitement étanche.
Courage à toutes et à tous ! Chaque petit geste compte et vos volailles vous en sont reconnaissantes. Tenez bon, prenez soin de vous autant que de vos poules, le printemps n’est plus si loin !








